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Le Balbuzard
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Le Pygargue à queue blanche
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Chaque
année, l’une ou l’autre nouvelle espèce d’oiseau est
observée sur le site de l’étang de Virelles.
Individus des hautes mers qu’une tempête a
emportés très à l’intérieur des terres, espèce
d’Europe méridionale ayant accompagné plus qu’à
l’accoutumée une espèce remontant vers nos
contrées ou troupes nombreuses et bruyantes que
la pénurie de nourriture a conduites chez nous,…
Récompense suprême d’avoir scruté le ciel des
heures durant ou plus simplement chance de lever
les yeux au bon moment. Peu importe… Devant ce
moment rare, les ornithologues avertis se
régalent, les enfants tout contents ne
retiendront quant à eux qu’une image un peu
floue d’un oiseau ayant jeté l’espace d’un
instant l’émoi dans le cœur des hommes …
Cette année, la nouveauté nous arrivera en
Avril avec la Sterne arctique qui sera observée
à deux reprises sur le site (2 ex le 14/04 et 1
ex le 16), du jamais vu !!
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Sterne Arctique. Virelles, le 14/04/06.
Photo Philippe Deflorenne. |
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A la recherche du soleil de minuit… Véritable recordman
des migrateurs au long cours, la Sterne arctique
entreprend un voyage aller-retour de près de 35.000
kilomètres en 4 mois de la Scandinavie où elle niche aux
mers australes bordant l’Antarctique où elle hiverne.
Bénéficiant ainsi plus que tout autre oiseau du maximum
d’heures de jour, ce périple lui permettra d’exploiter
plus longtemps les sources de nourritures là où elles
sont abondantes et variées…
La Sterne arctique est différente de sa cousine la
pierregarin :
- Bec rouge foncé assez court et sans pointe
noire.
- Pattes très courtes.
- Queue avec deux très longs filets qui dépassent
nettement des ailes au repos.
La Sterne quoi ??
La
Sterne arctique (Sterna paradisaea) est un oiseau
aquatique de la taille d’une petite
mouette à ventre blanc et à dos gris pâle
avec
le dessus de la tête noir. Sa queue est
longue et
fourchue, ses ailes étroites et pointues.
Le
bec et les pattes sont rouges.
Ressemble beaucoup à la
Sterne pierregarin qui est quant à elle observée
chaque année sur le site de Virelles. De
longs surplaces la tête penchée vers le bas, des
piqués rapides lui permettent d’attraper les
petits poissons, le
plancton et autres crustacés en surface.
L’itinéraire
migratoire et la destination exacte d’une population
d’oiseaux restent bien souvent encore des inconnues. Si
l’on sait que telle espèce se reproduit dans tel et tel
pays, que l’hivernage se passe dans telle et telle
contrées, on ne peut bien souvent en dire beaucoup plus…
Où partent les individus nés à tel endroit ? Quels sont
les itinéraires employés ?
Des
questions, toujours des questions !!!
Or on
ne peut vraiment protéger que ce que l’on connaît…
Le samedi
12 Mars 2005, 8 Avocettes élégantes étaient observées
sur le site de l’étang de Virelles. Un de ces limicoles
était porteur à chacune de ses pattes d’une suite de
bagues de couleurs (à gauche ; Vert-Jaune-Rouge, à
droite ; Métal-Jaune-Rouge). Ces séries colorées
présentent l’avantage d’être visibles à grande distance…
Une
recherche sur Internet nous permit de découvrir que ce
code de couleurs avait été utilisé pour cette espèce
lors d’une campagne de baguage scientifique en
Allemagne. Un contact fut pris avec le Professeur
concerné afin d’en savoir plus sur l’origine de cet
oiseau.
Cette
Avocette élégante a été baguée adulte le 20/05/1994 au
nord d'Hambourg en Allemagne (côté mer du Nord) où les
observations ont été nombreuses depuis lors en période
de reproduction…
L’hiver,
l’oiseau fut contacté à 3 reprises (1996, 97, et 99) au
sud de Lisbonne au Portugal.
Voilà
donc en partie percé le mystérieux itinéraire de «
l’élégante ».
De ses
nombreux souvenirs de voyages, l’oiseau emportera un peu
de notre étang…
L’Avo quoi ??
L’Avocette
élégante (Recurvirostra avosetta) est un
limicole (« qui habite la vase ») au plumage
blanc et noir et au
bec retroussé. Son poids tourne aux alentours des
300 grammes pour 45 centimètres.
Nicheur
typique des
eaux salées et saumâtres (riche en
micro-crustacés et larves de toutes sortes), on le
rencontre essentiellement le long des
côtes, du Danemark à l’Espagne, où
l’oiseau niche en colonie d’importance variable. Les
individus du nord passent
l’hiver des côtes de France aux côtes d’Afrique.
C’est dans une
cuvette sommairement moulée dans le sable
que
4 œufs sont déposés et couvés pendant près de
3 semaines.
Durant
les 40 jours nécessaires à l’élevage des jeunes,
les parents montrent une
agressivité sans égale à l’encontre de toutes
autres espèces
; Chevaliers, Mouettes, Canards,… gare aux
intrépides qui oseraient braver les limites, le
long bec incurvé saura les mettre en fuite !!!
A
Virelles, c’est lors des
mouvements migratoires, à savoir de mars à mai et
de fin juin à septembre que l’espèce peut être observée
se reposant sur un îlot, « sabrant » du
bec à la recherche de nourriture (un individu consomme
en moyenne la moitié de son poids par jour !), ou, fait
très rare pour un limicole,
flottant au loin telles des Mouettes rieuses…

Photo Raphaël Lebrun
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L’été 2003 restera dans les mémoires des ornithologues
locaux comme l’année de tous les espoirs pour ce qui est
d’un possible retour en tant que nicheur du Balbuzard
pêcheur aux alentours de la réserve naturelle de l’étang
de Virelles.
Malheureusement, malgré des indices sérieux (présence
estivale d’un couple et transport sur une très longue
distance de la proie pêchée) et une certaine
mobilisation des observateurs locaux le nid ne fut pas
trouvé, le mystère restera donc entier… Selon toutes
vraisemblances le nid se serait trouvé entre l’étang de
Virelles (80 ha) et l’étang du Val Joly (180 ha) situé
de l’autre côté de la frontière toute proche.
Le Balbu quoi ??
Le Balbuzard pêcheur (Pandion
haliaetus) est un grand rapace diurnee (qui vit
le jour) au plumage globalement très pâle
vu du dessous et au bandeau sombre partant
de l’œil jusqu’au cou.
Son poids tourne aux alentours
des 1.500 grammes pour près d’un mètre
septante d’envergure. |
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Grand spécialiste de la pêche en
piqué, c’est une émotion toujours renouvelée que de
le voir après parfois de longues minutes de planés
nonchalants « chuter » brusquement de plus de
30 mètres les ailes à demi repliées et terminer sa
course dans l’étang.
Régulièrement l’objectif est
atteint ; un poisson d’une demi livre… Peu
importe l’espèce ; Brochet, Perche,
Brème ou autre, du moment que la taille
est jugée suffisante et non excessive…
Les populations européennes ont deux
origines, des oiseaux du Nord (Suède,
Finlande,…), et des individus du Bassin
Méditerranéen (Corse, Espagne,…).
Chez nous, le
Balbuzard ne niche plus sur les bords de Meuse et
les Ardennes Belges depuis 1900.
Dans de nombreuses contrées d’Europe où
il avait disparu, le grand rapace niche à nouveau,
notamment en France continentale depuis
1984
où sa population n’a depuis cessé de croître…
A l’avenir,
le Balbuzard, un oiseau de passage en Mars-Avril
et Août-Septembre, ou une nouvelle espèce
nicheuse à l’étang de Virelles ??
En tous cas on continue d’y
croire…

Pygargue à queue blanche, Virelles le 06/03/2006
( P. Vanmeerbeeck) |
L’hiver tardif fut l’occasion
pour certains amateurs d’oiseaux
d’observer des espèces
habituellement plus nordiques
voir plus orientales en
recherche de conditions
favorables. L’étang de Virelles
a eu droit à sa bonne surprise.
Elle avait pour nom Pygargue à
queue blanche…
Le dimanche 05 Mars restera sans doute à jamais gravé
dans les mémoires de la famille Sépulchre. Peu de temps
après leur arrivée à l’Aquascope-Virelles, en regardant
dans les longues-vues mises à disposition, ils sont très
rapidement intrigués par « ce gros rapace sur la glace »
qui semble les toiser de son regard perçant. Nous
confirmons rapidement ; un Pygargue à queue blanche !!
C’est un immature… Mais l’oiseau bien vite prend son
envol, ne nous laissant que son souvenir en pourboire…
Il sera heureusement revu à de très nombreuses reprises
les jours suivant.
Qu’à l’avenir de nombreuses
familles puissent encore contempler ce prodigieux
ambassadeur d’une liberté authentique et sauvage…
Le Pyga quoi ??
Le
Pygargue à queue blanche (Haliaetus
albicilla) est le plus grand rapace Nord
- Européen. Son poids tourne aux alentours de
5 kilos pour près de 90 centimètres
et une envergure record de plus de
2 mètres !!
La tête, la queue et le bec
sont
pâles chez l’adulte, les
juvéniles sont quant à eux
plus foncés.
Essentiellement
piscivore, il ne dédaigne cependant pas
les
oiseaux aquatiques, (canards,
mouettes,…), voire des
charognes si l’opportunité se présente.
Nicheur des régions côtières, des
lacs et fleuves poissonneux, on le trouve
surtout dans les
pays scandinaves, la Russie.Autrefois
assez
abondant dans toute l’Europe, c’est
aux diverses et injustes persécutions dont il
fut victime aux siècles derniers (tir,
piégeage, empoisonnement,…) que l’on doit son
inquiétante
raréfaction.
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