Origine
du nom
Canard vient
notamment de l’ancien français « caner» ; caqueter.
Siffleur décrit
parfaitement le chant roulé de ce petit palmipède.
Description :
Pour beaucoup, le plus beau canard de notre faune
européenne. Le mâle ne lésine en effet pas sur les
moyens pour séduire sa belle : tête rousse à front et
calotte jaunes, poitrine rose, dos et flancs gris.
L’observateur néophyte n’oubliera pas de si délicates
couleurs…
La femelle, comme toujours chez les canards est plus
discrète ; elle ne manque cependant pas de charme avec
ses flancs brun orangé et ses yeux surlignés de sombre.
Mâle et femelle présentent un bec gris terminé par un
onglet noir.
En vol, le mâle se reconnait aisément à la large zone
blanche sur le devant de l’aile.
Régime alimentaire :
Herbivore strict, le siffleur explore inlassablement les
zones de gagnage : prairies humides, étangs peu
profonds, prés salés mais également semis de ray-grass
et autres cultures fourragères…
Son petit bec lui permet aussi bien de sectionner toutes
sortes de plantes que de filtrer la vase semi-liquide.
Près de 12h lui sont nécessaires pour trouver sa ration
journalière, voilà pourquoi il se déplace souvent en
groupe. En effet, le mode de vie grégaire permet à la
majorité de se nourrir tandis que quelques-uns scrutent
les alentours à la recherche d’un possible danger.
Présence à Virelles :
Le siffleur est un nicheur des lacs et zones humides du
nord de l’Europe (Ecosse, Norvège, Suède, Finlande,
Russie,…). La population mondiale de ce canard serait de
l’ordre de 3.000.000 d’individus.
Une répartition aussi septentrionale oblige l’espèce à
se déplacer vers le sud à l’approche de la saison
froide. Les forts coups de froid verront même
l’essentiel des effectifs hivernants quitter les polders
hollandais et belges pourtant très réputés à cette
période. La majorité des siffleurs restera cependant sur
le continent européen, même si certaines troupes
pourront être notées en Afrique.
A Virelles, c’est au maximum quelques dizaines
d’individus qui peuvent être dénombrés à l’automne. Mars
permettra aussi de belles observations dans la roselière
fauchée et noyée par les fortes pluies de l’hiver.
Bref, si l’oiseau ne niche pas dans nos contrées, il y
passe cependant pour le plus grand bonheur des amateurs
de couleurs…
Retour à la galerie des portraits |