Origine
du nom
Tarin
désignerait, plutôt à l’origine, le chant couinant
(proche des tarières d’autrefois) de son cousin, le
Verdier…
des aulnes :
l’oiseau affectionne particulièrement les fruits secs
(strobiles) de l’aulne pour se nourrir…
Description :
Passereau de petite taille, le Tarin se reconnaît
aisément aux diverses marques jaunes, vertes et noires
du corps. L’aile est sombre avec en son milieu une nette
barre jaunâtre. La poitrine, le croupion et l’extrémité
de la queue présentent eux aussi une couleur or très
visible en vol. Le dos est vert. Le front, la calotte et
la bavette sont noirs.
Particularité pour ce granivore, le bec est relativement
long et pointu (pensez au « tarin » ; nez du langage
familier…).
Les femelles et les jeunes ne présentent pas de couleurs
aussi vives ; le jaune est dans ce cas blanchâtre,…
Régime alimentaire :
Oiseau forestier par excellence, le Tarin fréquente
essentiellement les grandes sylves résineuses où son nid
délicatement tressé d’herbes sèches, de lichens et de
mousses sera déposé au plus haut d’une branche.
Hormis les jeunes qui sont nourris d’insectes afin de
grandir au plus vite, ce passereau est un granivore pur
qui mange des semences de conifères. L’oiseau recherche
aussi des fruits secs sur les bouleaux, ormes,… sans
oublier l’une ou l’autre fructification de pissenlit et
chardons.
Présence à Virelles :
Oiseau typique des grandes forêts résineuses d’altitude
du nord et de l’est de l’Europe, de très grosses
concentrations se retrouvent en Russie où on estime ses
effectifs à plus d’un million de couples.
En Wallonie, l’espèce ne serait notée nicheuse que
depuis 150 ans du fait de l’avènement des plantations
d’épicéas en Haute Belgique. Le Tarin s’y reproduit
depuis lors plus ou moins bien en fonction de la
fructification des conifères (épicéas et pins). Ce
passereau est par contre relativement abondant dès le
début de l’automne où de petites troupes peuvent être
dénombrées dans les forêts humides, les alignements
d’arbres le long des ruisseaux, voire même aux
mangeoires des jardins.
A Virelles, le Tarin se remarque surtout à l’automne
vagabondant bruyamment en troupes lâches à la recherche
d’une nécessaire pitance. Généralement son observation
est agrémentée par l’une ou l’autre bonne surprise ; il
n’est pas rare en effet qu’un individu d’une espèce plus
inhabituelle se retrouve dans ces groupes, Sizerin
flammé en tête…
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