Origine
du nom
Pic vient du
latin « picus », bec (pointe), particularité de ce
groupe d’oiseaux à bec fort et pointu utilisé pour la
recherche d’animalcules dans le bois.
mar : cette racine souvent utilisée en
ornithologie indique un plumage bigarré. Le dos de ce
pic est en effet ponctué de blanc sur fond noir.
Description :
Pic de taille moyenne (+/- 20 cm) à couleurs dominantes
noire, blanche et rouge que l’on retrouvent également
chez son cousin, le très commun Pic épeiche. Le mar s’en
distingue notamment par ses flancs striés et son bas
ventre rosé (rouge plus foncé chez l’épeiche).
La femelle très semblable au mâle présente cependant une
calotte rouge plus petite et plus terne.
Son chant nasillard (essentiellement entendu en mars) et
son comportement très discret (quasi absence de
tambourinage sur les troncs) en font un pic relativement
difficile à observer, si ce n’est l’hiver où certains
individus quittent les grandes zones boisées et se
rapprochent des maisons dotées de mangeoires à
passereaux.
Régime alimentaire :
Oiseau typiquement forestier, le Pic mar est
caractéristique des veilles chênaies aux ramifications
moribondes ainsi que des forêts humides dominées par
l’aulne glutineux.
C’est dans ce genre de sylve qu’il trouve à capturer
facilement les insectes posés sur les écorces grossières
; son bec relativement court pour un pic n’incite en
effet guère au forage du bois.
La couvaison et l’élevage des jeunes se fait dans une
loge creusée dans des troncs déjà très endommagés par
les insectes, les champignons et les accidents
climatiques.
Présence à Virelles :
Le Pic mar est présent dans toute l’Europe à l’exception
du Royaume-Uni pauvre en massifs forestiers et de la
Scandinavie dominée par les forêts résineuses.
Jusqu’aux années nonante, l’espèce était considérée en
déclin et même menacée dans de nombreuses régions,
notamment en Wallonie.
Depuis lors, la répartition de ce pic n’a fait que
s’étendre allant même jusqu’en région bruxelloise. Les
raisons de ce succès ne semblent pas clairement
identifiées : fréquence d’hivers doux, mesures
sylvicoles en faveur des divers pics (maintien d’au
moins un arbre mort à l’hectare,…), grande facilité de
dispersion des jeunes ou plus inquiétant, dépérissement
forestier observé sur les chênes depuis une vingtaine
d’années.
Quoi qu’il en soit, Virelles avec ses grands vieux
chênes et ses très nombreux aulnes constitue depuis
toujours un site de choix pour cette espèce…
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