Origine
du nom
Busard désigne à
l’origine l’appel bruyant de la buse ; du latin « butire
» , crier.
Par confusion, cette racine servira aussi aux busards
pourtant beaucoup plus silencieux…
Description :
De la taille d’une Buse variable, le Busard des roseaux
se distingue relativement aisément en vol par des ailes
plus étroites et une queue plus longue. L’oiseau a
l’habitude de survoler bas, les champs et les
roselières, pattes pendantes…
Le dimorphisme sexuel est très marqué chez l’adulte.
Vu du dessous, le mâle présente l’extrémité des ailes
noire contrastant avec la dominance pâle du reste du
corps. Du dessus, trois couleurs dominent ; le noir aux
extrémités de l’aile, le gris au milieu et le brun aux
alentours du dos. La queue est grisâtre.
Femelles et jeunes se ressemblent : tête couleur paille,
bandeau sombre au travers de l’œil, queue rousse et
reste du corps brunâtre.
Régime alimentaire :
Ce busard est inféodé aux zones humides de basse
altitude peu boisées mais pourvues d’une abondance de
hautes herbacées (roseaux, scirpes, massettes,…). Depuis
quelques années, l’espèce semble s’adapter quelque peu
aux grandes zones de cultures céréalières et
fourragères. Ces nouveaux habitats sont cependant moins
providentiels au niveau de la nourriture disponible,
sans compter les nombreux passages d’engins agricoles
(traitements sanitaires, récoltes,…) qui bien souvent
anéantissent la nichée non encore totalement émancipée.
Le nid relativement sommaire est construit au sol grâce
aux matériaux trouvés aux abords immédiats. La femelle y
dépose 3 à 8 œufs à intervalle d’au moins 2 jours. La
couvaison débute dès le premier œuf, si bien qu’une
relativement grande différence de taille sépare l’ainé
du cadet qui ne survivra que si la nourriture distribuée
par les parents est abondante et régulière.
Le Busard des roseaux se nourrit de petits oiseaux
(essentiellement passereaux et poussins d’oiseaux
aquatiques), de mammifères (campagnols, voire aussi
jeunes lapins), de batraciens et d’insectes. Un régime
relativement varié auquel il faut encore ajouter
diverses charognes trouvées au gré des nombreuses
prospections…
Présence à Virelles :
Le Busard des roseaux niche dans la plupart des pays
d’Europe à l’exception des zones plus nordiques.
L’hiver, la grande majorité des individus descend le
long du pourtour méditerranéen, voire plus bas sur le
continent Africain.
En Wallonie, l’hivernage de l’espèce est relativement
exceptionnel, tout comme la nidification où moins de 10
couples sont notés ça et là en Hainaut.
A Virelles, si l’oiseau ne niche plus depuis le début
des années 80, il est cependant visible de la mi-mars
aux premiers jours de novembre.
Son vol lent, calme et rasant au-dessus de la roselière
vous incitera sans doute à la méditation…
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