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Origine
du nom
Hirondelle
: viendrait du latin « hirundo » signifiant « qui fait
des rondes », rappelant ainsi le comportement bien
souvent retenu par ces oiseaux lors de leurs séances de
chasses aériennes.
De fenêtre : c'est
effectivement parmi les diverses espèces d’hirondelles
rencontrées, celle qui installe très fréquemment son nid
sur les bords de fenêtre.
Description :
18 grammes pour moins de 30 cm d’envergure, la petite
hirondelle se distingue aisément par le dessus du corps
noir bleuté et la présence d’un net croupion blanc.
La queue est courte et quelque peu fourchue. Mâle et
femelle sont identiques.
Les jeunes se différencient notamment grâce à une gorge,
une poitrine et parfois un croupion lavés de grisâtre.
Le dessus des ailes est aussi le plus souvent de couleur
terne.
Habitat et régime alimentaire :
A l’origine oiseau des falaises, cette hirondelle s’est
adaptée de longue date aux constructions et édifices
humains. Un surplomb du genre encoignure de fenêtre ou
corniche est cependant nécessaire afin que cette espèce
installe son nid fait de plusieurs centaines de petites
boulettes de boues patiemment cimentée les unes aux
autres…
Les hirondelles sont toutes spécialisées dans la capture
en vol des insectes aériens. Taillée pour les courses
folles (ailes pointues, queue fourchue,…) et
l’absorption des invertébrés volants (large gosier), ces
oiseaux sont de formidables et efficaces insecticides…
Présence à Virelles :
L’hirondelle de fenêtre est nicheuse dans les divers
pays d’Europe. C’est en Afrique centrale et occidentale
que les individus passeront l’hiver pour nous revenir
aux environs de la fin avril.
L’espèce continue de voir ses effectifs diminuer de
manière très inquiétante. Ainsi, on estime
qu’actuellement en Wallonie, la population est de
l’ordre de 32.000 couples, soit une diminution de près
de 45% en 30 ans ! Rares sont les espèces montrant une
telle chute du nombre d’individus nicheurs… L’usage de
matériaux inaptes à supporter les nids, la destruction
volontaire par souci de « propreté » sur les devantures,
le manque de zones boueuses à proximité des sites de
nidification, sans oublier la diminution des proies
disponibles pour cause de pollution sont sans doute les
facteurs les plus aptes à expliquer ce déclin…
A Virelles, c’est essentiellement en mai que de belles
compagnies peuvent être observées chassant au-dessus du
gigantesque plan d’eau pourvoyeur d’une myriade
d’insectes facilement accessibles. L’aspect attractif du
site a incité les gestionnaires à construire une tour à
hirondelles où des nids artificiels ont été disposés
afin d’inciter une colonie à s’y installer. Nul doute
que ces efforts seront prochainement récompensés et
permettront ainsi de compenser un peu la diminution de
cette sympathique espèce…
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