Origine
du nom
Cigogne vient du
gallo-romain où la racine "sig" désigne ce qui grince,
notamment les
oiseaux à la voix grinçante…
noire permet de
distinguer cette espèce de sa cousine, la Cigogne
blanche, qui vit plus
volontiers dans le voisinage de l’homme.
Description :
Ce grand échassier est caractérisé par une couleur
dominante noire à reflets métalliques violacés. Seuls le
ventre et les aisselles sont blancs. Le bec et les
pattes sont rouges chez les adultes.
Les jeunes individus sont plus ternes ; le plumage est
majoritairement brun foncé mat. Le bec et les pattes
présentent dans ce cas une couleur gris verdâtre.
A la différence des diverses espèces de hérons, les
cigognes ont le cou tendu en vol.
Régime alimentaire :
Oiseau relativement farouche, la Cigogne noire recherche
la présence de grands massifs forestiers pour nicher.
C’est le plus souvent sur un chêne ou un hêtre que
l’espèce construira son imposant nid fait de branches,
d’herbes, de mousses et d’autres feuilles.
La présence d’eau (ruisselet, rivière, étang et
clairière marécageuse) est particulièrement appréciée
pour la recherche de nourriture. Petits poissons et
batraciens constituent en effet un mets de choix pour ce
grand échassier. Divers micromammifères (campagnols,
mulots,…), quelques reptiles et l’un ou l’autre insecte
terrestre de grande taille complèteront ce menu somme
toute très varié.
Présence à Virelles :
La Cigogne noire est présente dans pratiquement toute
l’Europe à l’exception des îles du Royaume-Uni trop peu
boisées et de la Scandinavie trop froide.
En Europe occidentale, l’espèce est plus rare, les
grandes densités sont à rechercher en Pologne,
Biélorussie, Croatie… où les forêts profondes et calmes
sont légions.
Craignant le froid et adepte des longs déplacements à
l’aide des courants d’air chaud, l’espèce migre dès la
fin juillet mais surtout de fin août à début septembre.
C’est vers la fin mars et le début avril que les
premiers arrivages en provenance d’Afrique équatoriale
sont mentionnés.
En Wallonie, la Cigogne noire n’avait plus été
répertoriée comme espèce nicheuse depuis 1892. Cent ans
plus tard, en 1989 exactement, cet échassier des grandes
forêts est à nouveau observé nichant dans un massif
ardennais. Depuis lors, l’espèce n’a cessé de croître un
peu partout en Région Wallonne. Les années 2000 verront
l’oiseau coloniser nos grandes chênaies fagnardes ;
Chimay en 2005, Couvin en 2006,...
La mise sous protection de l’espèce et le respect strict
d’une certaine quiétude aux abords des sites de
reproduction semblent être les deux éléments
déterminants dans cette recolonisation.
A Virelles, l’observation de l’un ou l’autre nicheurs
locaux début juin est à rechercher dans le ciel les
jours de beaux temps. Le spectacle de ce grand oiseau
cerclant alors nonchalamment au-dessus de l’étang à la
recherche d’un courant ascendant est de toute beauté !!
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