Origine
du nom
Grèbe : la base «
gr-b » désigne un porteur de huppe, ce qui est
particulièrement le cas chez le plus commun des oiseaux
de ce groupe, le Grèbe huppé.
Description :
Oiseau d’eau d’assez petite taille -environ la moitié
d’un canard colvert- le Grèbe à cou noir se distingue en
période de reproduction grâce aux belles couleurs noires
qui recouvrent le dessus du corps. Les flancs présentent
quant à eux un brun roux typique. Les joues sont
rehaussées de part et d’autre d’une superbe huppe
auriculaire jaune. D’étonnants yeux rouges complètent la
riche palette de couleurs.
L’hiver, l’oiseau revêt un plumage discret à dominance
noir-gris.
Régime alimentaire :
Les étangs peu profonds et riches en végétation
constituent les habitats privilégiés de ce petit grèbe.
C’est en effet là qu’il trouvera aisément non seulement
les plantes flottantes habituellement retenues comme
support pour le nid, mais aussi les divers invertébrés –
surtout coléoptères et punaises aquatiques- qui
constitueront l’essentiel du bol alimentaire de ce
plongeur hors pair. De très petits poissons et des
têtards seront aussi à l’occasion ingurgités sous l’eau.
Présence à Virelles :
Le Grèbe à cou noir est originaire d’Europe orientale.
Son arrivée plus à l’ouest en tant que nicheur est
relativement récente (1918 aux Pays-Bas, 1931 en
Belgique,…) et s’expliquerait par la détérioration des
sites de nidification aux alentours de la Mer Caspienne
qui l’aurait incité à prospecter plus à l’ouest.
En Région Wallonne, c’est initialement à partir des
marais d’Harchies-Pommeroeul que l’espèce s’est
développée et maintenue avant d’essaimer sur divers
sites (Marionville, Ploegsteert, Waremme,…).
Dans le Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, ce grèbe ne
niche pas encore, même si certaines velléités de
reproduction furent notées aux étangs de Roly ces
dernières saisons.
2008 sera-t-elle à marquer d’une pierre blanche comme
étant l’année d’une nidification dans notre belle région
?
Ce printemps, des individus sont repérés non seulement à
Roly, mais aussi à Virelles où des parades, des
comportements territoriaux et même des accouplements
furent notés.
Qu’une reproduction soit prouvée cet été ou lors de ceux
à venir, toujours est-il que cette espèce est coutumière
du site de Virelles en période estivale. Un spectacle
haut en couleur…
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