Origine
du nom
Butor du latin "
botaurus " (bovin + taureau) en rapport avec son cri qui
rappelle le beuglement du bœuf.
Si butor désigne aussi un homme peu intelligent et
grossier dans le langage familier, c’est aux mœurs
sauvages plus qu’à une quelconque stupidité que l’on
doit ce rapprochement.
Etoilé décrit le
plumage fortement tacheté qui orne une bonne partie de
cet oiseau.
Description :
Adepte du camouflage, le butor a opté pour une robe aux
couleurs de roseaux secs où le brun jaunâtre et le
noirâtre dominent.
D’une taille légèrement inférieure à celle de son
cousin, le héron cendré, son aspect est cependant plus
trapu, moins filiforme.
Le bec est jaunâtre, fort et en forme de poignard. Les
pattes sont munies de longs doigts qui permettent à
l’oiseau d’escalader sans peine les tiges de roseaux et
les fines branches de saules.
Mâle et femelle sont identiques.
En vol, comme chez tous les hérons, le long cou est
replié en S.
Régime alimentaire :
Espèce emblématique des grands marais d’eau douce ou peu
salée, le butor fréquente essentiellement les vastes
roselières riches en canaux et autres arrivées d’eau.
Le « taureau des marécages » fait preuve d’une étonnante
plasticité alimentaire ; petits poissons, batraciens,
insectes et leurs larves, crustacés, serpents, jeunes
d’oiseaux nichant au sol, petits rongeurs,… tout semble
convenir à cet étrange volatile.
Présence à Virelles :
Le Butor étoilé nichait autrefois dans les divers pays
d’Europe à l’exception des zones nordiques du continent.
L’urbanisation galopante, l’assèchement des zones
humides, le dérangement ou la destruction par la chasse
eurent raison de la majorité des populations nicheuses
d’Europe occidentale.
En Wallonie, si l’espèce ne niche plus avec certitude
depuis la fin des années 90, les espoirs sont grands de
revoir un jour ce héron à nouveau se reproduire et
justifier ainsi les nombreux efforts de sauvegarde et de
restauration des zones humides entrepris à Virelles,
Harchies, Ploegsteert,…
En attendant, il nous reste l’automne et l’hiver pour
espérer observer ne fut-ce qu’un instant l’un ou l’autre
de ces échassiers sortir de son repère de roseaux où il
a élu domicile le temps d’une halte migratoire voire
d’un hivernage complet si les températures ne sont pas
trop froides…
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