Origine
du nom
Mésange vient du
francique meisinga et se rattache à la base m-s «
bigarré, tacheté », en
rapport avec le plumage aux couleurs contrastées des
espèces de ce groupe…
Description :
De très petite taille, l’oiseau apparaît de dos comme
une minuscule boule sombre terminée par un long plumeau
noir bordé de blanc…
La poitrine et le ventre sont blanc rosé. Un bandeau
noir sépare une calotte et des joues blanches. Les yeux
soulignés d’un joli cercle rouge sont du plus bel effet
!!
Mâles et femelles sont identiques…
Régime alimentaire :
Contrairement à ses cousines, la Mésange à longue queue
ne recherche pas les cavités pour installer sa nichée.
Cette espèce réalise en effet un nid tubulaire d’une
vingtaine de centimètres fait d’un entrelacement de
mousse et de lichen, le tout recouvert de morceaux
d’écorce et de cocons d’insectes. L’intérieur de ce
véritable palace est matelassé de très nombreuses
petites plumes ; pas de doute, il fait bon être un bébé
Mésange à longue queue !!!
Cette construction parmi les plus impressionnantes du
monde animal est réalisée par les deux membres du couple
au bout d’une quinzaine de jours d’un travail aussi
méticuleux que laborieux ; un authentique exploit au vu
du résultat obtenu !!!
Ce genre de nid est « à rechercher » dans les fourrés
denses, les haies épaisses, les boisements à strate
arbustive bien développée, voire même sur les troncs
porteurs de lierre…
Cet oiseau aux mœurs grégaires et essentiellement
sédentaires adapte quelque peu son régime alimentaire en
fonction des saisons et des ressources nourricières
disponibles ; chenilles à corps mou et facilement
assimilables par les jeunes au printemps, insectes et
araignées de toutes sortes le reste du temps ainsi que
quelques graines en période hivernale.
Notons cependant que si son bec frêle et pointu permet
la capture de bestioles cachées dans les anfractuosités
des écorces, celui-ci limite grandement l’ingestion de
nombreuses graines trop dures ; les hivers très froids
provoquent donc bien souvent de véritables hécatombes
chez ce petit passereau...
Présence à Virelles :
Cette mésange est relativement bien présente (+/-
5.000.000 de couples) sur l’ensemble du territoire
européen à l’exception des zones plus boréales (Islande,
nord de la Scandinavie et de la Russie).
En Wallonie et à Bruxelles, l’espèce semble maintenir
ses effectifs, voire même quelque peu les améliorer ces
dernières années, la fréquence des hivers doux limitant
sans doute la mortalité.
A Virelles, de petites troupes de Mésanges à longue
queue sont très régulièrement observées se déplaçant de
branches en branches à la recherche de nourriture.
Pratiquement chaque fois, d’autres espèces accompagnent
ce petit passereau ; Mésanges charbonnières, bleues,…
Pinsons des arbres, Sittelles torchepot, Pics épeiches,…
Un vrai cours d’ornithologie à portée de jumelles !!
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