|
Origine
du nom
Harle est
d’origine dialectale. La base h-r nous indique «
pointu, hérissé » en rapport avec la huppe qui orne la
tête de ce canard.
Nous retrouvons aussi cette base morphologique dans le
nom "héron", grand oiseau à la longue huppe…
Bièvre : « castor »
en vieux français. Le rapprochement avec ce mammifère
vient du fait que tout deux sont typiquement des animaux
plongeurs…
Description :
Le mâle de harle se distingue aisément à sa tête vert
foncé, à son dos noir et au reste du corps blanc saumon.
La femelle quant à elle se reconnaît à sa tête brune et
à son corps grisâtre. Elle présente en outre une huppe
plus ébouriffée que chez le mâle.
Chez les deux sexes, le bec est long, rouge et
légèrement crochu à l’extrémité.
Régime alimentaire :
Piscivore par excellence, le Harle bièvre plonge et
replonge sans cesse à la recherche de divers poissons
dont la taille ne dépasse habituellement pas les 10
centimètres.
Notons que les jeunes sont parfois nourris d’insectes et
d’autres petits crustacés, voire de l’une ou l’autre
grenouille.
Présence à Virelles :
Le Harle bièvre niche essentiellement sur les lacs et
rivières des grandes forêts nordiques (Finlande, Suède,
Russie,…). Ce canard est un original quand il s’agit de
choisir un site de nidification : cavités dans les
arbres morts ou replats des falaises !!
Depuis quelques années, l’espèce niche aussi en petit
nombre dans l’est de la France où des nichoirs
spécifiques ont été installés à son intention aux abords
des grands lacs de Haute-Savoie.
A l’approche de l’hiver, les oiseaux quittent
progressivement la froideur de l’Europe du nord.
Entouré par la grande forêt fagnarde, l’étang de
Virelles convient très bien à cette espèce. Dès la
mi-novembre mais surtout en décembre, des individus
s’arrêtent sur ce vaste étang. De la rigueur de l’hiver
dépendra le nombre d’individus présents, les grands
froids faisant en effet « descendre » en nombre cette
espèce dans nos contrées.
L’observation de ce grand canard plongeur est
habituellement possible jusque début avril.
Sous les grands arbres qui frissonnent, un petit air de
Scandinavie à deux pas de chez nous…
Retour à la galerie des portraits |