Origine
du nom
Gravelot vient du
prélatin « grève », terrain plat, couvert de gravier et
de sable, longeant la mer ou les cours d’eau. Cet oiseau
trouve en effet sur ce genre de substrat l’endroit idéal
pour installer ses œufs.
Petit permet de
distinguer cette espèce, notamment de son proche cousin
le Grand Gravelot qui vit plus volontiers à la côte.
Description :
D’une taille inférieure à celle d’un étourneau, le Petit
Gravelot se reconnaît aisément : dos brun clair, ventre
blanc pur et larges traits noirs à la tête. Une
observation plus attentive permettra de relever divers
critères diagnostiques : pattes brun terne grisâtre, bec
noir, collier noir et cercle orbital jaune.
Régime alimentaire :
Si le Petit Gravelot fréquente à l’origine les grèves,
il s’approprie aussi de nombreux habitats de
substitution tels que les carrières, gravières, bordures
sèches de bassins de décantation, friches,…
Une constante cependant : un sol recouvert d’une
végétation rase et éparse où il trouvera facilement sa
pitance et où la femelle (à dos brun) et les œufs
(mouchetés et déposés à même le sol) passeront le plus
souvent inaperçus…
Cet oiseau se nourrit à vue grâce à son bec spécialement
adapté pour « picorer » de petits animaux mobiles du
genre coléoptères, fourmis, araignées,…
Lors de ces séances de chasse, l’oiseau démontre un
tempérament nerveux et vif tout à fait typique.
En bordure de vase, ce Gravelot s’essaye aussi à la
technique de la « tremblotte » : un pied vibre dans
l’élément semi liquide, ce qui a pour conséquence de
faire remonter les larves d’insectes, voir même l’un ou
l’autre petit mollusque enfoui.
Présence à Virelles :
Le Petit Gravelot niche dans les divers pays d’Europe, à
l’exception de l’Irlande et de l’Islande où les
conditions météorologiques jouent notamment en sa
défaveur.
Aux environs du mois de septembre, tous les individus
ont entamé leur migration vers l’Afrique. C’est surtout
à partir d’avril qu’ils reviendront sur le continent qui
les a vu naître.
L’espèce montrant une bonne adaptation au voisinage des
activités humaines, une île schisteuse fut créée sur
l’étang de Virelles à partir des matériaux retirés lors
des fondations de l’Aquascope. Dès 2004, les résultats
se montrèrent tout à fait convaincants. Si deux couples
tentèrent de s’installer, l’un des deux uniquement mena
trois jeunes à l’envol, une première pour l’étang !!!
Depuis lors, c’est bon an mal an qu’un couple essaye de
s’installer chaque printemps. Le spectacle alors offert
est grandiose ; non seulement le mâle se lance dans des
acrobaties bruyantes et vertigineuses destinées à
séduire sa belle ou à impressionner un rival mais
le couple soudé et plein d’abnégation n’hésitera pas à
s’attaquer aux corneilles et autres prédateurs ailés
désireux de dévorer les œufs voire la nichée fraîchement
éclose…
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