Origine
du nom :
Marouette se rattache à la racine « mar
» , tacheté. Au vu des ponctuations qui recouvrent le
corps de l’animal, rien d’étonnant à cette dénomination,
si ce n’est le fait d’y avoir ajouté l’adjectif ponctué…
Sans doute une façon de bien insister sur cette parure…
Description :
Autant de délicatesse dans le plumage d’un oiseau si
discret, une récompense supplémentaire pour
l’observateur patient qui l’aperçoit enfin, sortant
furtivement de la haute végétation rivulaire.
De la taille d’un merle en plus rondelet, la marouette
est à première vue un oiseau gris brun. Une attention
particulière mettra en lumière son plumage subtilement
maculé, arborant de plus un beau gris bleu à la gorge et
à la poitrine.
Ajoutons à cela des pattes vert pomme, un court bec
jaune à la racine rouge, une grande tache chamois au
croupion,…
Mâle et femelle sont +/- identiques, les jeunes juste un
peu moins colorés.
Régime alimentaire :
Oiseau des marais, la Marouette ponctuée picore
inlassablement diverses petites proies dénichées dans la
vase : larves et insectes parfaits, araignées,
mollusques, vers,… Quelques graines et autres parties
vertes des plantes palustres complètent ce régime
alimentaire très varié.
Présence à Virelles :
Partout menacée en Europe occidentale, la marouette n’a
plus que la Russie, la Biélorussie et quelques autres
pays de l’ancien bloc de l’est (Roumanie, Ukraine,…)
pour lui permettre d’encore trouver sur de grandes
surfaces l’habitat idéal nécessaire à l’élevage de sa
progéniture.
Le drainage, le remblaiement, l’urbanisation, la gestion
non raisonnée des niveaux d’eau et divers dérangements
pour la chasse et la pêche occasionnent chaque année des
dégradations irrémédiables de son habitat…
Oiseau des sols humides et mous, la migration vers le
sud est de rigueur pour échapper aux gelées hivernales.
C’est lors de ces mouvements migratoires amorcés dès le
mois d’août que l’espèce peut être observée à Virelles.
Du mirador, les conditions sont idéales pour découvrir
cet oiseau toujours aux aguets, se réfugiant dans le
dédale de roseaux dès la première alerte.
Cet animal emblématique retrouvera-t-il un jour à
Virelles l’habitat idéal pour nicher à nouveau en
Wallonie??
En attendant cet évènement, une gestion raisonnée du
niveau d’eau permet au bel oiseau de s’y arrêter à
nouveau…
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